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PLAN DU TRAVAIL
Introduction
Hypothèses
Objectif d’étude
I. Le journaliste rwandais face au code d’éthique et de déontologie et a la loi régissant la presse au Rwanda
II. Le Haut Conseil de la Presse (HCP)
II.1. Historique du HCP
II.2. Missions du HCP
II.3. Organes de gestion
II.4. Organigramme du Haut Conseil de la Presse
II.5. Membres, Bureau et Secrétariat Exécutif du HCP
II.6. Instructions du HCP
II.7. Réalisations du HCP
III. Maison de la presse
III.1. Historique de la Maison de la presse
III.2. La Maison de la Presse se fixe la mission et les objectifs suivants :
a. Missions
b. Objectifs
III.3. Réalisation de la maison de la presse
III.3.1 Renforcement des capacités des médias et des associations professionnelles
III.3. 2. Positionner la Maison de la Presse comme un lieu de rassemblement d’accès à l’information et de perfectionnement des journalistes
III.3.3. Favoriser la communication entre le public et la presse
III.3.4. Rédaction des projets et recherches des partenaires
III.5. Promotion de la solidarité professionnelle et des actions collectives d’organisations des professionnels
IV.1. Les difficultés que HCP et MP rencontrent par rapport à leurs réalisations
IV.2. Suggestions
Conclusion
Bibliographie
Sigles et abréviations
FM : Fréquence Modulée
FPR : Front Patriotique Rwandais
HCP : Haut Conseil de la Presse
MMP : Media Monitoring Project
MININFOR: Ministère de l’Information
MP : Maison de la presse
MPR : Maison de la Presse Rwandaise
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
ROI : Règlements d’ordre intérieur
TV : Télévision
UNICEF: United Nations Children fund
La reconnaissance du droit de l’information, la liberté d’expression et d’opinion se retrouve de plus en plus exprimée et renforcée tant au niveau de certaines dispositions législatives que de celui d’engagements verbaux pris par les gouvernements successifs.
Le couronnement de cette ouverture démocratique fut, le 11 mai 2002, le vote par l’Assemblée Nationale de Transition (ANT), de la loi régissant la presse. « La nouvelle loi innove, indique l’Institut Panos Paris. Elle semble complète et équilibrée et semble aussi offrir des garanties pour promouvoir un essor de la presse»[1]. C’est ainsi que la nouvelle société rwandaise put s’orienter progressivement vers le pluralisme politique où la liberté d’expression et l’information réhabilitée purent jouer, désormais, un rôle prépondérant.
Le temps de maturité étant déjà venu, le journaliste rwandais doit cultiver l’humilité, tenter de parvenir à l’honnêteté et ne pas fuir ses responsabilités sociales, éthiques et déontologiques, responsabilités qui fondent son honneur et sa grandeur, et justifient son combat permanent pour la justice et l’équité. De pair avec le gouvernement et la société civile, les médias rwandais doivent susciter la prise de conscience quant à la nécessaire transformation du paysage national pour enrayer le spectre du sous développement, de l’idéologie du génocide et d’incertitude.
Comme d’autres institutions, la presse Rwandaise a traversé une période sanglante. C’était en 1994 où le Rwanda a connu le génocide qui a fait beaucoup de morts dans le métier de journalisme. Beaucoup des journalistes sont morts et les autres ont pris chemin d’exil vers l’extérieur du pays. Après ces jours difficiles, la presse rwandaise a commencé à se reconstruire avec un grand nombre des journalistes non professionnels qui ne connaissent ni la loi, ni le code d’éthique et de déontologie journalistique.
Ainsi, dans le but de chercher le remède à ce problème, l’Etat rwandais a mis en place les institutions chargées de suivre et de former les journalistes. C’est le cas du Haut Conseil de la Presse et de la Maison de la Presse. En Mai 2005, la Maison de la Presse a officiellement publié le Code de Déontologie de journalistes et des médias au Rwanda, dont le texte avait été élaboré par les membres du HCP après de longues consultations avec les responsables des principaux médias du pays. Ce code est le premier instrument déontologique relatif aux médias rwandais qui a rencontré l’assentiment de la grande majorité des journalistes rwandais.
Ce code contient :
- Des règles sur les informations, l’opinion et la publicité ;
- La conduite professionnelle générale ;
- Le droit à l’information et la défense de la profession ;
- La promotion, la défense et le respect du code de déontologie des journalistes et des médias au Rwanda.
Mais la question de savoir si les journalistes connaissent et mettent en action le contenu de cette loi reste toujours sans réponse. C’est dans ce cadre que nous allons répondre à cette question et voir si ces institutions aident les journalistes dans leurs métiers.
Entant que futurs journalistes, il est d’une grande importance de faire étude sur ce sujet pour connaître les institutions comme HCP et MP afin de connaître leur apport envers le métier du journalisme. Ensuite, on aura l’occasion de connaître la réalité sur le respect et sur l’applicabilité de la loi régissant la presse sur le terrain du métier de journalisme afin de prendre les mesures adéquates et nécessaires pour préparer le respect de la loi régissant la presse et le respect de code d’éthique et de la déontologie journalistique.
Hypothèses
Ø Les journalistes rwandais ne respectent pas la loi régissant la presse au Rwanda
Ø La Maison de la presse et le Haut Conseil de la Presse incitent les journalistes à ne plus retomber dans l’erreur que celle commise par les médias de la haine qui ont conduit et encouragé le génocide de 1994.
Objectif d’étude
Ø Dégager les missions, objectifs et les réalisations de HCP,
Ø Dégager les missions et les réalisations de MP,
Ø Etudier l’applicabilité de la loi régissant la presse au Rwanda sur terrain
Ø Examiner le respect du code d’éthique et de déontologie par les journalistes Rwandais
I. Le journaliste rwandais face au code d’éthique et de déontologie et à la loi régissant la presse au Rwanda
Au Rwanda comme ailleurs, la presse comporte des devoirs et des responsabilités et elle est soumise à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi. Ces mesures sont nécessaires dans une société démocratique pour assurer la sécurité nationale, l’intégrité territoriale, la sûreté publique, la défense de l’ordre, la prévention du crime, la protection de la santé ou de la morale, la protection de la réputation ou des droits d’autrui ; pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire.
Le Gouvernement du Rwanda est actuellement dans un processus de révision des lois et dispositions réglementaires sur la presse. Les nouvelles lois sur la presse et le HCP devront engager les journalistes rwandais dans un processus leur permettant d’une part de se refuser à jouer le rôle de militants ou de fonctionnaires, comme au temps des « médias de la haine », et, d’autre part leur garantissant leur participation à l’édification de l’Etat de Droit au Rwanda. La presse rwandaise souffre du manque de respect de la loi permettant l’amélioration de la qualité des prestations des journalistes. Beaucoup d’imperfections sont liées au niveau professionnel des journalistes jugé plutôt bas. Beaucoup ne connaissent même pas le code d’éthique et de la déontologie journalistique. D’où le non respect de la dite loi. Elles sont également liées au manque de moyens financiers et matériels suffisants permettant aux journalistes de la presse privée de réaliser de reportages complets pour tel ou tel événement et de couvrir toute l’étendue du pays et même au-delà des frontières nationales. D’où la propagation des rumeurs et des fausses informations.
Ces manquements sont aussi liés au fait que ceux de la presse publique et étatique surtout ne sont pas tenus à un travail de qualité mais plutôt au fait qu’ils sont suffisamment tenus de livrer sur papier ou dans le discours le point de vue du gouvernement.
Tous ces points expliquent le non respect de quelques articles composant la loi régissant la presse ici dans notre pays.
L’une des faute souvent commise surtout dans la presse écrite privée est l’information non vérifiée.
Sans préjudice des dispositions de l’article 83 de la présente loi, l’article 84 de la loi régissant la presse au Rwanda stipule que :
1° la publication de fausses nouvelles, diffamations et injures, ainsi que les publications portant atteinte à l’ordre public ou aux bonnes mœurs sont passibles du maximum de peines prévues par le Code Pénal; Ce manque de professionnalisme qui caractérise la plupart des médias rwandais se renforce davantage par le fait que les initiateurs des médias indépendants écrits se sentent appelés intellectuellement à faire le commerce des idées sans avoir des moyens financiers suffisants pour s’équiper et rémunérer leurs journalistes, et promouvoir leurs savoir-faire. L’heure n’est pas encore à l’esprit d’entreprises des médias, sauf pour les propriétaires des radios commerciales. Bien plus, la société rwandaise semble ne pas sortir de sa torpeur intellectuelle pour pouvoir reconquérir son droit et ses libertés d’expression des idées constructives au regard des phénomènes sociaux, politiques et économiques qui secouent le pays au quotidien.
2° l’offense commise par voie de presse envers le Chef de l’Etat Rwandais ou d’un pays étranger, aux ambassadeurs des pays étrangers, aux Chefs de missions diplomatiques accrédités au Rwanda ou la diffamation ou injures faites envers les autorités publiques et militaires par voie de presse sont passibles au maximum de peines prévues par le Code Pénal.
La presse rwandaise d’après 1994 s’est souvent caractérisée par une absence d’esprit de la part des promoteurs et des journalistes travaillant dans ce secteur. Ainsi, les journalistes pèchent-ils souvent contre la déontologie de la profession quand ils recueillent des informations pour lesquelles ils ne prennent pas le temps de vérifier l’exactitude. C’est le cas de l’hebdomadaire UMUSESO qui dit souvent « Amukuru atugeraho … ». Prenons l’example du n0 302 du 18-25 mars 2008 page 2 : « amakuru yizewe ikinyamakuru Umuseso gikesha bamwe mu banyeshuri ndetse n’abarimu bo muri za kaminuza zo mu Rwanda aravuga ko benshi mu banyeshuri b’abakobwa bo muri za kaminuza mu Rwanda batsinda amasomo yabo nyuma yo gutanga ruswa y’imibiri yabo » (les informations sûres que certains professeurs et étudiants des universités au Rwanda nous ont révélé, affirment que beaucoup des étudiantes réussissent leurs cours après avoir fait de la débauche avec leurs professeurs)
Le journaliste ne tient pas compte du temps de fouiller, de chercher afin de montrer au lecteur la véracité de l’information. La seule source qu’il fournit est anonyme: D’où ce qu’on peut appeler les fausses nouvelles ou des rumeurs. Ce qui n’est pas admis par l’éthique et la déontologie journalistiques : Eviter la rumeur, son amplification ou sa préservation; éviter la spéculation, les nouvelles montées de toutes pièces, la falsification des documents ou la suppression d’information essentielle.
Parlons aussi le cas du bimensuel Umuco (n° 13, du 27 mai au 9 juin 2005, p.2) sous le titre ”FPR mu bucuruzi bukorwa mu ibanga” (Le FPR et son commerce en secret). Ici le journaliste n’a pas le temps de montrer au lecteur la véracité de l’information. La seule source qu’il fournit est anonyme : «Amakuru dukesha bamwe mu banyapolitiki na bamwe mu bacuruzi muli iki gihugu baremeza ko FPR ikomeje gushora imali mu bigo hafi ya byose bikomeye mu gihugu(…)».
L’article aurait dû prendre la forme d’investigation mais l’auteur ne fait que colporter des rumeurs. Tout le texte se construit sur les « on dit que…». Le journaliste ne prend pas le temps de passer au ‘cross check-up’ de l’information.
L’éthique et la déontologie journalistiques demandent également de : Faire la distinction entre l’information et l’analyse, les commentaires, les opinions et les publicités.
Mais ce qui est souvent remarquable c’est que les journalistes rwandais ne fournissent aucun effort en ce propos. Beaucoup des journalistes, en écrivant, mélangent tous les informations, l’analyse, les commentaires, etc. de façon qu’on ne puisse pas facilement comprendre s’il agit d’un article d’information, de commentaire ou autre chose.
Quant a l’article 58, sans préjudice du droit de communiquer des informations et des idées sur les questions portées à la connaissance des tribunaux, il est interdit de publier les actes d’accusation et tous autres actes de procédure criminelle ou correctionnelle avant qu’ils aient été lus en audience publique. Cette disposition s’applique également au secret de la vie personnelle et privée d’un individu.
Voici quelques exemples du non respect de cet article :
Journal Umuco: Kagame mu mahurizo 3 y’ibihe bya nyuma.( au sein de cet article le journaliste demande le présedent de la republique de prendre l’exil, de se suicider comme Hitler, ou de rester dans le pays et tué par les ennemies).
Journal Umuseso n0300 du 15-22 février 2008: Ibikingi: Kagame akwiye kunengwa aho gushimwa. (Kagame doit être critiqué au lieu d’être apprécié)
L’article aurait dû prendre la forme d’investigation mais hélas ! L’auteur ne fait que colporter des rumeurs. Tout le texte se construit sur les «on dit que…». Le journaliste ne prend pas le temps de passer au ‘cross check-up’ de l’information.
II. Le Haut Conseil de la Presse (HCP)
1. Historique du HCP
Le Haut Conseil de la Presse [HCP] est un organe autonome en matière de presse, créé par l’article 34 de la Constitution de juin 2003, par la loi n° 18/2002 du 11/05/2002 régissant la presse, et l’arrêté présidentiel n° 99/01 du 12/11/2002 détermine sa structure, son organisation et son fonctionnement.
2. Missions du HCP
L’arrêté précise, dans son article 2, les six missions confiées au HCP qui sont :
1. Garantir et assurer la liberté et la protection de la presse ;
2. Veiller au respect de la déontologie en matière de la presse ;
3. Veiller à ce que les partis politiques et les associations aient l’accès équitable aux moyens officiels d’information et de communication ;
4. Donner des avis sur les autorisations d’installation des entreprises de presse audio-visuelle ;
5. Donner des avis sur les décisions de suspension, d’interdiction de publication d’un journal ou périodique ou de fermeture d’une station de radiodiffusion, de télévision, ou d’une agence de presse ;
6. Délivrer ou retirer la carte de presse.
Dans maints documents produits par les institutions gouvernementales rwandaises, on insiste sur le rôle de la presse comme un levain de la reprise de la vie sociale au sortir du génocide des Tutsi de 1994.
Ainsi la politique sectorielle de l’information insiste sur le fait que <<la presse, en tant que secteur social jouant un rôle -clé dans la vie du pays doit voir ses capacités accrues en matière de renforcement des connaissances des journalistes (…), d’équipements des salles de rédaction…>> (MININFOR, Politiki y’Itangazamakuru mu Rwanda, Nyakanga 2004, p. 19). Pour ce qui est de l’organe de régulation de cette presse rwandaise, le Haut Conseil de la Presse, dans le document ”Politiki y’Itangazamakuru mu Rwanda”du ministère de l’Information, on lit qu’entre autre façon de promouvoir la presse au Rwanda, <<Ce conseil régulateur, outre qu’il doit accorder au journaliste les documents d’usage pour sa profession, il jouera le rôle d’arbitrage à l’amiable dans les conflits liés aux délits de presse. Ce conseil devrait donc se doter d’un programme ferme lui permettant de connaître et de suivre de près les problèmes divers que rencontrent les journalistes (…)>> (ibidem, p. 23).
Ainsi brossées schématiquement, cette mission du HCP montre combien sa tâche est ardue et fastidieuse car il joue à la fois le rôle de protecteur d’une presse rwandaise mais il est aussi obligé de sévir contre une certaine presse rwandaise qui déraille et pèche contre la déontologie et l’éthique du journaliste
3. Organes de gestion
Le Conseil a recruté un Secrétaire Exécutif pour assurer la gestion quotidienne de l’institution. Le Conseil s’est basé sur l’article 14 de l’Arrêté Présidentiel No 99/01 du 12/11/2002 l’autorisant à élaborer son propre règlement d’ordre intérieur. Il est prévu dans le Cadre Organique du HCP accepté par le Conseil des ministres du 27 janvier 2006 un poste de Secrétaire Exécutif et des postes de directeurs.
Le Secrétaire Exécutif est responsable de la gestion quotidienne du HCP. Il assure la coordination de toutes les activités administratives et techniques des services du HCP dont il est responsable devant le Conseil des Commissaires. Le Secrétaire Exécutif est assisté d’un Agent Administratif.
Le Secrétariat Exécutif compte deux unités : une unité chargée de la régulation, recherche et développement des médias (6 agents) et une unité responsable de l’Administration et des Finances (5agents).
Chaque unité de l’organigramme ci-dessous a un directeur à sa tête, et chaque poste est occupée par une seule personne sauf celui de Monitoring des médias qui en compte trois [3] : un chargé de la presse écrite, un chargé des radios émettant ou écoutés au Rwanda et un dernier chargé des télévisions.
4. Organigramme du Haut Conseil de la Presse[2]
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Secrétariat Exécutif |
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Unité Régulation, Recherche et Développement des Médias |
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Unité Administration et Finances |
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- Monitoring des médias - Affaires juridiques - Renforcement des capacités |
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Conseil des Commissaires |
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- Comptabilité - Approvisionnement - Gestion des crédits - ICT & Système d’information |
5. Membres, Bureau et Secrétariat Exécutif du HCP
Le Haut Conseil de la Presse est composé de 9 membres :
- 3 représentants du Gouvernement ;
- 4 représentants des entreprises de presse (3 de la presse privée et 1 de la presse publique) ;
- 2 représentants de la société civile. Ils sont nommés et révoqués par le Conseil des Ministres sur proposition du Ministre ayant l’Information dans ses attributions. Le Bureau du HCP est formé d’un Président; d’une Vice-présidente et d’un secrétaire.
- Il est élu au scrutin secret lors de sa première session convoquée et dirigée par le Ministre ayant l’information dans ses attributions. Le Secrétariat Exécutif n’est pas explicitement prévu mais le Règlement d’ordre intérieur dont question à l’article 14 de l’arrêté présidentiel y pourvoit. En leur réunion du 20 août 2003, les membres du Haut Conseil ont décidé de la nomination d’un Secrétaire Exécutif chargé de la gestion quotidienne du HCP. En plus du Secrétaire Exécutif assisté d’un Agent Administratif, le Secrétariat Exécutif compte trois (3) unités : une unité chargée de la recherche et du développement (3), une unité responsable de la comptabilité (1) et une unité juridique (1).
6. Instructions du HCP
Pour faciliter la mise en application de sa mission de régulation et de protection des Médias rwandais, le HCP a créé cinq instructions :
1. Instruction du 3 mai 2003 portant attribution (et retrait) d’une carte de presse au journaliste ;
2. Instruction n° 003/2003 du 31 juillet 2003 portant accès égal, équitable des partis politiques et des candidats indépendants aux médias d’Etat pour leur campagne aux élections présidentielles ;
3. Instruction n° 004/2003 du 5 septembre 2003 portant accès égal aux médias d’Etat pour les rwandais désireux de faire campagne pour les places réservées aux forums des partis politiques et aux indépendants;
4. Instruction n° 005/2003 du 30 octobre 2003 relative aux conditions que les personnes privées doivent remplir pour être autorisées à ouvrir une radio ou une télévision ;
5. Instruction n°6 relative à la défense et à la régulation des médias dans leur liberté d’expression.
7. Réalisations du HCP
Pendant les 3 premières années de son existence, le HCP a mis en place le secrétariat permanant et a assuré le recrutement du personnel. Ensuite, le HCP s’est surtout concentré sur la mise en place d’un cadre fonctionnel relatif à la régulation de la presse.
Cela s’est matérialisé par son rôle facilitateur dans la préparation du code d’éthique acceptable par tous, par l’organisation d’une recherche sur l’état de la presse de 1994 à nos jours et la mise en place d’instructions relatives aux différents domaines de son intervention.
En référence à ces instructions, le HCP a traité de nombreuses plaintes contre les médias ou contre l’expression de la liberté de la presse. Il a participé à l’organisation des débats politiques en période électorale et autres circonstances et a lancé la révision des textes de loi sur les médias pour les adapter au contexte actuel.
Depuis 2004, le HCP a aussi étudié de nombreux dossiers de demande de licences des radios et des télévisions privées. Depuis lors, le pluralisme radiophonique est effectif au Rwanda et 14 radios émettent depuis le pays dont 4 commerciales et 4 confessionnelles. La prédominance des mouvements associatifs et du secteur public est une caractéristique de la faiblesse de l’industrie des médias au Rwanda.
Le HCP s’est occupé de l’organisation de l’attribution de la carte de presse. Plus de 200 journalistes l’ont déjà reçue.
Autres réalisations
1. Sortie d’un Règlement d’ordre intérieur (ROI);
2. Atelier de formation à Kigali de 2 jours sur la méthodologie de « media monitoring » organisé par le HCP conjointement avec « Media Monitoring Project (MMP) – un projet sud africain– ;
3. Formation à Strasbourg (France) de 3 membres du HCP en droits de l’homme et liberté des médias ;
4. Voyage d’étude de 2 membres du HCP au Burkina-Faso pour s’initier aux méthodes de travail du Conseil Supérieur de l’Information, équivalent burkinabé du HCP du Rwanda ;
5. Deuxième voyage d’étude des membres du HCP en France, Suisse et Belgique;
6. Rencontre à Bujumbura (Burundi) des instances de régulation des médias dans les pays des Grands Lacs pour échanger les points de vue sur la manière de contrôle et de protection des médias en périodes électorales; et la promotion de ces médias dans la communauté internationale;
7. Avec la coopération de l’Institut Panos Paris et Internews, le HCP s’est doté d’une importante documentation sur le contrôle et la régulation des médias ; le droit de la presse et les règlements régissant les médias professionnels. En mars 2005, ces volumes étaient évalués à 85;
8. Le HCP a facilité le traitement des dossiers de demande de carte de journaliste déposés par 15 entreprises des médias pour le compte de leurs employés. En février 2004, 104 journalistes ayant satisfait aux conditions se virent attribuer cette carte au cours d’une cérémonie officielle;
9. Le HCP a également facilité le traitement des dossiers de demande d’agrément par le gouvernement de 8 radios et 2 télévisions privées. 6 de ces projets de radio et 1 de TV ont été ensuite agréées ;
10. Préparation et distribution de l’instruction n°006/2004 portant sur les procédures d’audition ;
11. Très large concertation nationale pour recueillir les avis utiles à l’élaboration des projets de révision de la loi n° 18/2001 du 11 mai 2002 régissant la presse ; l’arrêté présidentiel n° 99/01 du 12 novembre 2002 et l’instruction n° 006 ;
12. Organisation de la rencontre des responsables des médias pour l’élaboration des instructions actualisées régissant la profession ;
13. Inauguration d’une émission de Radio Rwanda dans le programme « Kubaza bitera kumenya » (littéralement : interroger pour savoir/comprendre). Son objectif est de permettre aux auditeurs de donner leurs avis sur la meilleure façon de développer la liberté des médias ;
14. Visites effectuées auprès des sièges des organes de presse écrite et audiovisuelle afin de mieux cerner leur structure, la réalité de leur situation et les problèmes qu’ils rencontrent dans leurs différentes activités ;
15. Le HCP a reçu des plaintes de certains journaux ou contre ceux-ci ; il a procédé à certaines auditions et mises en demeure ;
16. Pour évaluer le niveau de professionnalisme et de respect des lois et des instructions atteint par les médias rwandais, les services du HCP ont systématiquement fait le monitoring régulier et évalué ces médias, cas par cas et, parfois, en série.
Les exigences de la presse privée envers le HCP
Quand bien même les journalistes de la presse écrite indépendante respectent l’institution, la plupart d’entre eux en ont une conception plutôt neutraliste. Ils le croient être une institution gouvernementale chargée de veiller à ce que la presse ne s’écarte pas des programmes tracés par le gouvernement.
Le HCP semble poursuivre le travail de contrôler la presse privée et s’assurer qu’elle suive la ligne éditoriale que le gouvernement souhaite. C’est juste un corps qui sert de trait d’union entre les journalistes et le gouvernement pour ce qui est d’amender une loi sur la presse, approuver les médias électroniques ou accorder un temps d’antenne égal des médias électroniques nationaux aux partis politiques lors des campagnes électorales. C’est tout. Il ne sait pas protéger la presse privée. Il ne saurait pas chercher un avocat pour un journaliste emprisonné, il ne peut pas faire relâcher un journal saisi, ainsi s’expriment les journalistes de la presse indépendante montrant, dans cette appréciation négative de cette institution, qu’ils sont pressés de la voir remplir son autre mission, celle de la protection de la presse libre et indépendante, de la voir procéder à des formations sérieuses de cette presse et de penser à lutter pour que la presse écrite soit consommée partout dans le pays afin que les entreprises de presse naissent et soient florissantes.
III. Maison de la presse
1. Historique de la Maison de la presse
Vu la loi n° 18/2002 du 11/05/2002 régissant la presse au Rwanda et la loi n° 20/2000 du 26/07/2000 relative aux associations sans but lucratif, considérant que les associations des professionnels des médias et les organes de presse au Rwanda sont décidés à défendre et à promouvoir la profession dans le respect de l’éthique et de la déontologie professionnelles ;
Préoccupés par la promotion de la presse tant au niveau national, régional qu’international en général, des associations de journalistes et organes de presse en particulier ;
Soucieux et conscients des problèmes laissés par le génocide rwandais de 1994 et le rôle qu’a joué la presse ;
Désirant créer un cadre pour la formation continue et le perfectionnement de leur profession ; Convaincus de la nécessité de conjuguer leurs efforts ;
Conscients de difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur profession ; Attendu qu’ils ont besoin d’un lieu de rencontres quotidiennes entre journalistes pour échanges, enrichissements mutuels et pour tisser des liens d’amitié, de confraternité et de solidarité ;
Les représentants des Associations des professionnels des médias et les propriétaires des organes de presse au Rwanda ayant signé aux présent statuts ont tous décidé de réviser les statuts de la Maison de la Presse et de créer un collectif pour les organes, entreprises de presse et associations des journalistes dénommé « MAISON DE LA PRESSE DU RWANDA /RWANDA PRESS HOUSE ».
Conformément à la loi n° 20/2000 du 26/07/2000 relative aux associations sans but lucratif, et revu des statuts et règlement d’Ordre Intérieur de Maison de la Presse du 16 juin 1998 ;
Il est constitué entre les soussignés et ceux qui adhéreront à ces statuts une organisation collective, de droit privé, pour les organes de presse, entreprises de presse et associations de journalistes dénommée « Maison de la Presse du Rwanda/Rwanda Press House », M.P.R en sigle. Elle est à but non lucratif et sans visée politique ;
Le siège social de la Maison de la Presse est établi à Kigali. Toutefois, il peut être transféré dans un autre lieu du territoire rwandais sur décision de l’Assemblée Générale.
2. La Maison de la Presse se fixe la mission et les objectifs suivants :
a. Missions
La maison de la presse a comme mission d’ :
- Etre une organisation collective pour des organes de Presse et des associations des journalistes à triple mission : VERITE – LIBERTE – SOLIDARITE ;
- Etre un lieu de travail, d’échanges et de détente, de formation et de perfectionnement des journalistes ;
- Etre un lieu d’accès à l’information et à la documentation ;
- Etre un centre d’appui et de promotion des associations des professionnels des médias publics et privés.
b. Objectifs
1. Promouvoir la solidarité entre les journalistes en servant de lieu de rencontre aux associations professionnelles et syndicales de journalistes ;
2. Favoriser la communication entre le public et la presse ;
3. Promouvoir la liberté de la presse, le pluralisme et l’indépendance des médias ;
4. Créer un espace de liberté et assurer l’assistance juridique pour les associations
et les organes membres.
3. Réalisation de la maison de la presse
1. Renforcement des capacités des médias et des associations professionnelles
Les activités qui ont été organisées portent essentiellement sur les formations organisées par les partenaires et dont la réalisation a nécessité la facilitation de la Maison de la Presse. Nous citerons entre autres :
- La formation des journalistes sur les maladies émergentes organisée par le Centre de communication pour la santé du 20 au 22 novembre 2007
Concernant cet atelier sur les maladies émergentes, il a été organisé par le Centre de communication pour la santé en collaboration avec la Maison de la Presse. La MPR était maître d’œuvre et bénéficiaire de cette activité qui entre dans le renforcement des capacités des journalistes qui travaillent pour les organes de presse et associations des professionnels membres de la Maison de la Presse.
- La formation des journalistes sur la résolution des conflits organisée par la Commission nationale pour l’Unité et la Réconciliation du 21 au 23 novembre 2007 à l’Hôtel Hill Top and Country Club à Kigali.
La Maison de la Presse a facilité la Commission dans la distribution et le suivi des invitations des participants à cette formation.
- Participation à l’atelier de formation organisée par l’Institut Panos Paris sur la gestion des projets, qui s’est tenu au Rwanda du 01 au 05 octobre 2007.
2. Positionner la Maison de la Presse comme un lieu de rassemblement d’accès à l’information et de perfectionnement des journalistes
Dans le souci d’atteindre l’objectif que la Maison de la Presse s’est fixé d’être un lieu de travail et d’accès à l’information, elle a donné certains services aux journalistes et au public :
- L’accès des journalistes aux services d’Internet
- Les services de saisie et la mise en page des journaux ont été offerts aux journaux indépendants (Business Daily, Umusingi, Umuseke et Isimbi) et aux 4 freelances.
- La distribution des courriers provenant des partenaires et la réception des courriers destinés à la direction de la Maison de la Presse
3. Favoriser la communication entre le public et la presse
Certaines activités favorisant la communication entre le public et la presse ont été organisées :
- La Maison de la Presse a organisé une conférence de presse en collaboration avec la Plate Forme de la Société civile sur le rôle de cette dernière dans le développement du pays (le 12 décembre 2007) dans la salle de la MPR.
Cette conférence a éclairé les journalistes et l'opinion nationale sur le fait que la société civile devrait prendre une part dans la gestion du pays et faire le plaidoyer
- la MPR a organisé en collaboration avec la Commission pour l'Unité et la Réconciliation une conférence de presse le 08 novembre 2007 à l'Hôtel des Milles Collines sur la nouvelle politique nationale en matière d'unité et de réconciliation.
- La Maison de la Presse a poursuivi l'animation de l'émission La Revue de la Presse chaque samedi sur Contact FM à 13heures.
Cette activité a eu un impact positif dans la mesure où beaucoup d'auditeurs et des membres de la MPR réagissent favorablement envers l'émission Revue de la Presse et l'initiation de ce programme par la MPR a motivé également la programmation de la même émission sur Flash FM selon l'animateur qui s'occupe de cette émission.
4. Rédaction des projets et recherches des partenaires
Après la formation sur l'élaboration des projets, la Maison de la Presse a réalisé un projet sur la formation des enfants futurs journalistes. Comme nous l'avons mentionné dans nos courriers électroniques, ce projet a été financé par l'UNICEF.
Un autre document élaboré s'intéresse à la formation des journalistes sur le traumatisme psychologique. Ce dernier après examen, a reçu l'accord de financement de l'OMS au cours de l'année 2008.
5. Promotion de la solidarité professionnelle et des actions collectives d’organisations des professionnels
Dans le cadre de la promotion de la solidarité professionnelle et des activités collectives d’organisations des professionnelles, les activités réalisées en ce sens se sont intéressées essentiellement à l’organisation de la Journée africaine de l’information du 07 novembre 2007 et aux contacts auprès du gouvernement rwandais pour obtenir un bâtiment qui arbitrerait les principales Organisations des professionnels des Médias à savoir la Maison de la Presse du Rwanda, l’Association Rwandaise des Journalistes et la Commission d’Ethique et de déontologie, le Gouvernement a accepté de prendre en charge la location d’un bâtiment d’une valeur de 1000 dollars par mois.
III.1.Les difficultés que HCP et MP rencontrent par rapport à leurs réalisations
Ø Beaucoup des journalistes ne sont pas instruits et pour cela, ils ne respectent pas la loi régissant la presse ainsi que le code d’éthique et de déontologie,
Ø Les ressources matérielles sont insuffisantes pour ces 2 organes de régulation de presse,
Ø Le salaire insuffisant fait que les journalistes tombent dans la corruption, ils écrivent et diffusent des informations qu’ils veulent et non fondées pour ceux qui leur ont donné de l’argent qu’on appelle « igiti » ce qu’on peut appeler le perdium.
-La Maison de la Presse est très importante pour les médias rwandais. A ce jour, quelque 8 publications (Rushyashya, Ubumwe, Umuhanuzi, Umurinzi, Le Réveil, Ingenzi, Umuco, Gasabo, …) sollicitent les services de celle-ci (ordinateurs et documentation).
Or cette Maison de la Presse n’a actuellement qu’un seul ordinateur qui fonctionne. La salle de documentation sert également de salle de réunion et de travail.
Logée à mauvaise enseigne, avec un leadership très pauvre, cette Maison de la Presse doit figurer dans les priorités pour ce qui est de sa réhabilitation comme un mécanisme stratégique de promotion d’une presse indépendante et pluraliste.
En effet, outre ces services (logement des médias sans moyens matériels suffisants) qu’elle offre aux journalistes, cette maison pourrait servir de cadre de concertation des journalistes mais aussi des propriétaires de journaux. Elle servirait de cadre d’échange ou carrément de centre de formation permanente des journalistes. Elle s’équiperait d’un cyber-café au service des journalistes. Elle favoriserait des conférences de presse mais aussi, elle servirait de cadre de critiques internes entre professionnels des médias et d’encouragements mutuels. Il y a donc une nécessité de lui donner un emplacement favorable et de l’équiper suffisamment pour qu’elle loge également les différentes associations des journalistes, les périodiques à faibles moyens et qu’elle offre aux journalistes des services très sollicités par eux (documentation fournie, cafétéria, cadre de rencontre et d’échange d’information).
-Le Haut Conseil de la Presse existe depuis 2003 et a déjà une certaine expérience en matière de régulation des medias et de garantie de la liberté de la presse. Mais il existe encore une certaine ignorance du public sur le rôle exact que joue le HCP et qui lui est attribué par la loi. Le HCP a besoin de se faire comprendre auprès des medias qui, actuellement, ont encore une perception mal informée de la mission du HCP : certains perçoivent le HCP plus comme le régulateur des medias que le garant de la liberté de la presse, tandis que d’autres ne le perçoivent que comme un organe devant aider les journalistes dans leurs problèmes quotidiens et qui n’a pas à les réguler. Le HCP a également besoin de se faire mieux informée auprès du public et de la communauté internationale ou le rôle et la mission du HCP ne sont pas encore bien compris.[3]
III.2.Suggestions
Ø Il faut que les journalistes respectent la loi régissant la presse et le code d’éthique et déontologie tels qu’ils sont prévus,
Ø Les journalistes rwandais doivent éviter de tomber dans la corruption,
Ø Entant que organes de régulation de la presse au Rwanda, ces derniers doivent fournir assez de formation à ceux qui exercent le métier du journalisme et plus particulièrement pour ceux qui ne sont pas passés à l’école du journalisme.
- Le HCP devra, dans un effort de rapprochement avec le monde journalistique qu’il régule, faire en sorte que les associations des journalistes soient dynamiques et qu’au premier degré, ils s’autorégulent eux-mêmes. Il serait question d’inciter les journalistes, à travers leurs associations, à former un observatoire de la déontologie et de l’éthique du journaliste, donc aider à poindre une régulation par les pairs;
Conclusion
Au terme de ce travail, nous constatons que, des fois, les journalistes rwandais ne mettent en action le contenu de la loi régissant la presse au Rwanda et souvent ils ne respectent même pas le code d’éthique et de déontologie. Et cela suite au niveau professionnel de certains journalistes jugé plutôt bas et beaucoup d’entre eux ne connaissent pas le code d’éthique et de déontologie journalistique.
Toute fois, avec les 2 organes de régulation de presse au Rwanda, la carrière journalistique va avoir une bonne allure ; les derniers vont apprendre aux journalistes la loi régissant la presse et le code d’éthique et de déontologie, longtemps oublié à causer de la non instruction de certains journalistes.
Ces 2 organes permettront à la formation et à l’instruction des journalistes tout en luttant de la corruption qui se pose dans le domaine médiatique au rwanda.
Bibliographie
1. Code d’éthique et de déontologie journalistique
2. Institut Panos Paris, Afrique Centrale, des médias pour la démocratie, Karthala, Paris,
2000.
3. Journal Umuco n013, du 27 mai au 9 juin 2005.
4. Journal Umuco n0 41
5. Journal Umuseso n0300 du 15-22 février 2008.
6. Journal Umuseso n0 302 du 18-25 mars 2008.
7. LOI N° 18/2002 DU 11/05/2002 REGISSANT LA PRESSE
8. Plan stratégique du HCP, Rwanda, 2008-2012
9. Rapport de l’activité sur la stratégie de communication du Haut Conseil de la Presse
10. Statut de la Maison de la Presse, Kigali, 2003.
11. http://www.panosparis.org/fr/
[1] Institut Panos Paris, Afrique Centrale, des médias pour la démocratie, Karthala, Paris, 2000. P. 179
[2] Plan stratégique du HCP, Rwanda, 2008-2012, p.11
[3] Rapport de l’activité sur la stratégie de communication du Haut Conseil de la Presse
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TWAHIRWA
Jean Paul Aimable
Université Catholique de Kabgayi
Lic II soir/faculté des communications Sociales
Tel:+250 08505055