Mwese mwibuke ko dufite inama ya koperative yacu kuri iki cyumweru kare kare.
Inama inama inama inama le 21 septembre 2008 i Kigali
septembre 18, 2008Twatsindiye isoko
septembre 16, 2008Abanyamuryango ba Koperative akeza… muramenyeshwa ko twatsindiye isoko ryo guhindura mu cyongereza brochure ya RIAM iri mu gifaransa.Version y’icyongereza yahise ishimwa nta cyo inenzweho na gito.
Twatsindiye nanone isoko ryo gutunganya ikinyamakuru cy’umurenge.Mwitegure akazi mu minsi ya vuba kuko kizajya gisohoka 1 mu gihembwe.
Akazi keza n’amahoro y’Imana.
Protégé : INYANDIKOMVUGO Y’INAMA YA KOPERATIVE AKEZA…
août 19, 2008Le rôle démocratique des médias :
août 18, 2008
Quelle attitude la presse de la Région
de Grands Lacs doit-elle adopter vis-à-vis
PLAN DU TRAVAIL
INTRODUCTION
I. APPROCHE DEFINITIONNELLE
- Notion de media
-Région des Grands Lacs
-Démocratie
-Forces non démocratique
II. MEDIAS ET DEMOCRATIE
II. 1. Les médias pour les hommes politiques ou pour les citoyens ?
II. 2. Médias : instruments de la démocratie
III. ATTITUDES DE LA PRESSE DE LA SOUS REGION FACE AUX FORCES ANTIDEMOCRATIQUES
III. 1. Impartialité des medias
III. 2. Problème de l’impartialité dans la Région des Grand Lacs
III. 3. “Mieux informer pour mieux réconcilier”: Projet pilote d’appui aux medias des pays des Grands Lacs
III. 4. La difficile conjugaison entre liberté de presse et responsabilité des médias
IV. SUGGESTIONS
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
De nos jours, l’usage que l’on fait des médias peut avoir des effets positifs ou négatifs. De cela, ils peuvent contribuer à la démocratie tout comme ils peuvent nuire ce qui mène à la démocratie. Bien que l’on se dise souvent que les médias font la pluie et le bon temps, il ne s’agit pas de forces aveugles de la nature échappant au contrôle humain. En effet, même si les actes des médias entraînent des conséquences inattendues, les personnes choisissent, toutefois, d’utiliser des médias à des faits de bien ou de mal, d’une bonne ou mauvaise façon. Ces choix décisifs sont fait non seulement par ceux qui reçoivent les informations entre autre spectateur, auditeur, lecteur,…mais aussi par ceux qui contrôlent les instruments et déterminent leur structure, leur politique et leur contenu. Ceci inclut les fonctionnaires publics et les cadres d’entreprise, les membres des conseils d’administration, les propriétaires, les éditeurs et directeurs de rédaction, les producteurs, les auteurs, les correspondants et autres. Pour eux la question éthique est particulièrement précise : les médias sont-ils utilisés pour le bien ou le mal ?
On ne peut guère exagérer l’impact des médias. Dans ce domaine, les personnes entrent en contact avec d’autres personnes et avec les événements ; elles forment leurs opinions et leurs valeurs. Non seulement elles reçoivent les informations et des idées à travers ces instruments mais souvent elles ressentent l’expérience humaine en elle-même mais comme une expérience médiatique.
Les changements technologiques rendent rapidement les médias encore plus persuasifs et puissants. En effet, l’avènement de la société de l’information est une véritable révolution culturelle. La gamme et la diversité des médias accessibles aux personnes sont déjà surprenantes : les journaux, revues et livres, télévision et radio, film et vidéo, enregistrement audio, communication électronique transmise par les ondes, câble, satellite et internet.
Selon la façon dont ils sont utilisés, les médias peuvent nuire la démocratie tout comme ils peuvent être un instrument de celle-ci. Sur ce, nous pouvons nous demander la question : Les médias de la région des Grands Lacs n’ont – ils pas des contraintes issus des forces non démocratiques ou antidémocratiques ?
I. APPROCHE DEFINITIONNELLE
- Notion de media
Le terme media désigne « toutes les techniques permettant d’atteindre simultanément une audience étendue, diverse et dispersée, le cinéma comme la télévision, la presse au même titre que la radio ». (D’après BALLE, F., Médias et sociétés).
En effet, le mot média signifie dans ce sens, un moyen permettant aux hommes de s’exprimer et de communiquer à autrui cette expression.
Quant au dictionnaire Petit Larousse Illustré, le concept media signifie « Technique de diffusion de masse de l’information (Radio, Télévision, Presse écrite, Publicité etc.) constituant à la fois un moyen d’expression et un intermédiaire transmettant un message à l’intention d’un groupe ».
-Région des Grands Lacs
Par Région des Grands Lacs, nous entendons la région composée de trois pays à savoir le Rwanda, le Burundi et la République Démocratique du Congo.
-Démocratie
Etymologiquement, le concept démocratie vient du grec dêmos qui signifie « peuple », et kratos qui signifie « pouvoir », « autorité ».
La démocratie est le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté), sans qu’il y ait de distinctions dues la naissance, la richesse, la compétence… (Principe d’égalité). En règle générale, les démocraties sont indirectes ou représentatives, le pouvoir s’exerçant par l’intermédiaire de représentants désignés lors d’élections au suffrage universel.
-Forces non démocratiques
Partant de la définition de la démocratie, nous pouvons définir les forces non démocratiques ou antidémocratiques comme tous ceux qui sont contre la démocratie ou qui sont contre le pouvoir en place.
II. MEDIAS ET DEMOCRATIE
II. 1. Les médias pour les hommes politiques ou pour les citoyens ?
L’avènement d’un système médiatique asservi à la technique et vecteur d’un mode de pensée unique a perverti le pouvoir des médias, qui exerceraient alors un pouvoir de contrôle voire de désinformation.
Toutefois, s’éloignant de leur rôle originel d’impartialité, les médias contribuent à la définition des enjeux politiques, mais également à la fabrication de l’opinion, voire à un processus de désinformation pouvant nuire au débat démocratique.
Les médias participent dans une large mesure à établir ce qui doit être traité politiquement. Le traitement médiatique d’un évènement ou d’une thématique particulière est bien souvent en décalage avec son importance réelle. Ce phénomène se pose en contradiction avec les règles déontologique du journalisme, qui posent, sinon l’objectivité, du moins une vision du réel la moins faussée possible – même si elle est teintée d’un regard critique. Roland Cayrol1 le montre: “les médias changent les règles du jeu démocratique.” En effet l’auteur dénombre cinq “modifications substantielles” introduites par les médias:
- personnalisation du pouvoir : le débat politique se fonde davantage sur l’image des acteurs que sur l’échange d’idées.
- établissement de l’ordre du jour : les médias jouent un rôle de tri de tous les communiqués émanant des partis, du gouvernement, des forces économiques et sociales pour les hiérarchiser et les retransmettre au citoyen.
- déplacement du lieu de la politique : c’est dans les médias, notamment la télévision, que se déroule la vie politique plutôt qu’au Parlement ou dans les partis.
- structuration de “l’environnement politique des hommes et des femmes de ce temps : les médias fabriquent une réalité “de seconde main” perçue comme vraie par les citoyens, à travers une “spectacularisation” de la vie politique.
- influence des médias sur les comportements électoraux : la télévision spécialement, avec les autres médias, est souvent l’élément qui fait basculer les indécis dans tel ou tel camp.
Un exemple parmi d’autre est révélateur des dangers de la surmédiatisation: Les médias auront ainsi contribué dans une large mesure à fausser le débat politique pour le centrer sur une question sociétale de moindre importance mais génératrice de passions, de peurs et de non-dits propulsant le candidat d’extrême droite au second tour.
Ainsi Dominique Wolton1 pose-t-il l’hypothèse d’un renversement des rapports entre médias et hommes politiques au détriment de ces derniers. Les éléments du déséquilibre sont nombreux. Élus, pour un temps relativement court, les hommes politiques disposent d’une faible marge. Les médias, en les forçant à répondre rapidement accélèrent leur relatif discrédit, le public voyant sur la longue durée qu’ils n’ont pas grand-chose à proposer. Ils se trouvent ainsi devant une contradiction: les médias sont nécessaires pour rendre visible leur action en même temps qu’ils dévoilent la faiblesse de leur marge de manoeuvre. Prenant le parti du citoyen, Wolton estime que le décalage entre la rapidité de l’information et la lenteur de l’action crée un malaise parfaitement visible par ce dernier qui tout en souhaitant ne pas être dupe de ses hommes politiques, ne souhaiterait pas le voir fragilisé. La fragilité des hommes politiques et leur faible marge de manoeuvre déstabilisent ainsi le citoyen. C’est le cas des médias de la haine, au Rwanda en1994, dont les hommes politiques et les journalistes ont semé la haine ethnique et divisionniste entre les rwandais. Les citoyens qui étaient contre n’ont pas pu s’exprimer à travers les médias.
L’auteur constate que la ribambelle des sondages poursuit l’oeuvre de déstabilisation de l’information, les hommes politiques sont ainsi assaillis de baromètres et de cotes de popularité. Et comme les sondages sont continuellement commentés par les médias qui en sont d’ailleurs souvent les commanditaires, les hommes politiques sont ainsi sous pression.
Serge Halimi complète cette analyse en lui apportant un regard critique – Wolton se contentant de décrire un basculement dans les relations de pouvoir. Le contre-pouvoir s’est assoupi en se retournant contre ceux qu’il devrait servir c’est-à-dire les citoyens.
Ainsi donc, qu’est-ce qui exprime mieux cette soumission du journaliste au pouvoir politique ?
Les journalistes politiques souhaitent se mettre en valeur aux yeux des hommes de pouvoir, avoir des rapports d’amitié avec eux sous prétexte d’obtenir des informations. Mais cela les rend courtisans, ils ne font plus leur métier. Ils approchent le pouvoir et en sont contents parce qu’ils se sentent importants. Quand le ministre fend la foule et vient leur serrer la main, ça leur fait vraiment plaisir. Ils vont aussi en tirer de menus avantages: Serge Halimi constate que la marque de succès essentiel pour un directeur de l’information, reste d’abord d’obtenir d’un décideur quelconque qu’il exprime ce qu’il veut et quand ça lui chante, mais en exclusivité dans l’organe qu’il dirige. C’est ce journalisme de révérence que dénonce Halimi qui ne manque pas au passage de souligner les tentatives de résistances d’une certaine presse.
Le journaliste, comme le note Halimi, “pose la question que tout le monde attend”.
Les médias sont investis d’un pouvoir d’occupation de l’espace public et d’une influence non négligeable sur le champ politique car ils hiérarchisent l’information, fixant ainsi les problèmes – ou supposés problèmes – susceptibles de faire l’objet d’une concertation démocratique. Mais cette opportunité de démocratiser l’espace public est mise à mal par un “journalisme de révérence” et des relations entre politique et médias qu’Halimi n’hésite pas à qualifier d’”incestueuse”. Comme il l’écrit par la suite: “Peu de sujets sont aussi abondamment traités, et de manière aussi souvent décevante, que les rapports entre médias et pouvoirs. Où? Qui? Quoi? Comment? Pourquoi? Ces questions, qui, paraît-il, devraient structurer toute information ne sont toutefois presque jamais posées quand il s’agit d’informer… sur l’information.” Un exemple concret, dans notre région des Grands Lacs, les informations mises en avant lors de la diffusion ou de la publication, se sont celles qui concernent les grands hommes politiques : les journalistes commencent par le président puis les ministres pour terminer a des simples citoyens.
II. 2. Médias : instruments de la démocratie
Le système médiatique, tout en voyant diminuer sa liberté de diffusion, façonne en grande partie “l’opinion publique”, variable fondamentale dans les “démocraties de masse”.
Noam Chomsky1 démonte les mécanismes de fonctionnement d’une ” démocratie pour spectateurs “? Ce dernier souligne les deux fonctions désormais visibles en démocratie. D’abord celle des dirigeants, “c’est à dire à qui revient le rôle de penser et planifier, ceux qui connaissent ce qu’est le bien commun” Ensuite, la fonction dévolue à la grande masse, le “troupeau dérouté”. Le rôle des médias dans tout cela est bien sûr de servir de support dans la “fabrication du consentement”. Faisant la comparaison entre les régimes totalitaires et démocratiques, l’auteur constate que dans le premier cas le consentement s’obtient par la menace de l’utilisation de la force, tandis que dans le deuxième cas, le consentement s’obtient par la propagande. La logique est donc très simple: la propagande médiatique est à la société démocratique ce que le matraque est à l’État totalitaire.
La notion de fabrication du consentement rejoint l’idée évoquée par Patrick Champagne à propos de la construction de l’opinion par le biais des sondages: “Faire l’opinion: le nouveau jeu politique”. Percevant très tôt les dérives de cette nouvelle invention de la démocratie, Patrick Champagne fait une analyse sociologique de la pratique des sondages d’opinion, des débats politiques à la télévision, qui montre qu’en fait, s’il y a progrès, c’est surtout dans la sophistication croissante des “technologies sociales” visant à faire croire que l’on donne la parole au peuple.
Il en conclut que l’idéal démocratique est sans doute moins menacé aujourd’hui par le totalitarisme que par une sorte de démagogie médiatique savante d’autant plus dangereuse qu’elle a formellement toutes les apparences de la démocratie.
Ce contrôle de l’opinion peut aller jusqu’à la désinformation, servant les idéologies les plus dangereuses; Jean-Paul Gouteux remet en cause le rôle du quotidien Le Monde dans le génocide rwandais. En effet, ce journal qui constitue pourtant une référence en France pour “son sérieux et son objectivité” a largement contribué à répandre des idées servant directement les intérêts du gouvernement. Selon l’auteur, Le Monde aurait délibérément cherché à minimiser la dimension tragique de cet événement, un des trois génocides de l’histoire de l’humanité, au sens où le définit la communauté internationale. Principal problème dénoncé par Gouteux: les sources d’information du Monde auraient été les services secrets français. Refusant de recouper les sources et allant à l’encontre d’une éthique élémentaire, le quotidien bafouait les règles de base de la déontologie journalistique. On peut donc bien parler de désinformation: l’opinion française a été faussement informée sur le génocide, ne pouvant percevoir le génocide rwandais comme un massacre au seul motif de la naissance, alors qu’elle pensait pouvoir se fier aux articles du journal le plus recommandé par les spécialistes de l’actualité, car réputé objectif, sérieux, documenté et éthiquement irréprochable…
Tandis que l’opinion publique devient de plus en plus une variable fondamentale dans le fonctionnement des rapports entre dominants et dominés dans les Etats démocratiques – ou “démocraties de masse”, celle-ci est façonnés par des média au service du pouvoir “contrôlant les esprits”des citoyens et en privilégiant la désinformation la plus vile à une information sérieuse et critique, principe de base d’une vie démocratique saine.
Cette perversion du système médiatique doit être analysée à l’aulne des espoirs portés par les médias émergeant, et des solutions avancées par certains auteurs.
III. ATTITUDES DE LA PRESSE DE LA SOUS REGION FACE AUX FORCES ANTIDEMOCRATIQUES
III. 1. Impartialité des medias
Journalisme, voilà un métier qui honore celles et ceux qui le pratiquent avec déontologie. Et cette profession comptent de prestigieuses célébrités dont le courage ressemble à la belle phrase de Jaurès : “le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire, ce n’est pas de subir la loi du mensonge triomphant qui passe“…
Dans tous les cas les medias devraient être impartiales c’est-à-dire neutres.
Les titres de nos journaux conservent, aujourd’hui, la trace de ces combats pour la vérité au sortir de la Résistance : “Le Démocrate”, “L’Impartial”.
Mais c’est une trace bien pâle !
Victimes de l’hyper concentration des capitaux de la presse et des médias, ces titres se remplissent de lignes éditoriales démagogiques, partiales et partielles. Voyons ce qui se passe dans la Région des Grands Lacs composée de trois pays à savoir le Rwanda, le RDC et le Burundi.
III. 2. Problème de l’impartialité dans la Région des Grand Lacs
Dans la région des Grands Lacs, l’impartialité des journalistes serait un rêve. Cela s’explique par le fait que les journalistes qui donnent la place aux forces anti-démocratiques sont menacés, incarcérés, interpellés et même tués. A titre d’exemple au Congo-Kinshasa, trois journalistes ont été interpellés, accusés d’avoir diffusé un interview de Laurent NKUNDA , général déchu de l’armée congolaise, qui conduit une insurrection armée dans le territoire de Masisi. Dans cette interview de près d’une heure et qui daterait de l’année 2006, cet officier donnait des raisons de son choix pour le mixage de ses troupes avec celle de l’armée régulière, plutot que le brassage comme proné par le gouvernement dans le cadre du processus de formation d’une armée unique. Ces journalistes sont Stéphane KITUTO LEONTWA , Thierry MONSENEPWO et Christophe SALI .
A Bujumbura, trois journalistes à savoir Serges NIBIZI , Domitille KIRAMVU et Matthias MANIRAKIZA ont été incarcérés, poursuivis pour violation du secret de l’instruction par le parquet de Bujumbura, pour avoir diffusé, le 29 août 2006 une information selon laquelle certains éléments de la police prépareraient une attaque contre le palais présidentiel et la résidence de M. Hussen RADJABU , président du CNDD-FDD ( Conseil National pour la Défense de la Démocratie- Forces de Défense de la Démocratie).
Au Rwanda, Kevin WHITELAW ET Kevin HORAN, reporters et photographe de US NEWS, et Jean Leonard RUGAMBAGE, journaliste à l’ hebdomadaire Umuco actuellement rédacteur en chef du journal Umuvugizi, ont été interpellés mardi le 06 mars 2007, par la police alors qu’ qu’ils couvraient une audience d’un Gacaca, a Nyamiyaga, province du sud. La police leur reprochait d’avoir le manque d’accréditation pour couvrir cette audience, alors que ces derniers disposaient bel et bien des documents d’accréditation délivrés par le Secrétariat général des juridictions Rwandaises.
III. 2. “Mieux informer pour mieux réconcilier”: Projet pilote d’appui aux medias des pays des Grands Lacs
Dans la région des Grands Lacs, l’information produite circule mal et il n’existe pas de média régional qui informe sur les trois pays cités plus haut. Pourtant la presse écrite pourrait jouer un rôle important dans la consolidation de la paix en contribuant à la prise de conscience des populations et à leur prise en charge effective des processus de paix.
En travaillant en synergie, les radios de la région des Grands Lacs notamment la Radios Salus et Contact FM du Rwanda, Isanganiro du Burundi, Maendeleo et la RTGEA de la RDC, diffusent en direct, chaque samedi de 14h00 a 15h00, une émission qui aborde les problèmes que se heurtent les jeunes de la sous régions. Cette émission s’appelle « Génération Grands Lacs. » Mais cela ne suffit pas. Il pourrait au moins y avoir une radio régionale sans que certaines radios s’arranger pour travailler en synergie.
L’objectif du programme est de monter une agence de presse régionale dans les pays qui fera circuler une information de qualité, indépendante et respectant l’éthique et la déontologie professionnelles dans les pays de la région tout en jouant le rôle d’agence école qui formera des journalistes.
III. 3. La difficile conjugaison entre liberté de presse et responsabilité des médias
Les médias dans la région des Grands Lacs ont constitué à la fois un instrument efficace pour les changements et un des refuges de l’opposition face aux pouvoirs abusifs. La nouvelle presse africaine fait preuve d’un grand dynamisme mais la profession de journaliste reste en général mal protégée et les règles de déontologie ne sont pas souvent respectées. La presse véhicule souvent des appels à la désobéissance civile indiscriminée. Les médias internationaux traversent les frontières et couvrent de plus en plus les événements de la dite région, mais suivant les règles du marché et en fonction de la demande du public des pays occidentaux.
IV. SUGGESTIONS
Les longues années de conflits ont créé une culture de suspicion et de peur de l’autre entretenue par les médias et les journalistes qui, loin de favoriser la réconciliation et l’apaisement, tendent plutôt à accentuer les clivages existants et les logiques de confrontation. L’information produite circule mal et il n’existe pas de média régional qui informe sur les trois pays cités plus haut.
Plusieurs solutions existent pour combler aux manques mentionnés plus haut et pour arriver à la démocratie, dont ces 3 programmes :
· Dans la consolidation de la paix, la presse écrite joue un rôle important en contribuant à la prise de conscience des populations et à leur prise en charge effective des processus de paix. Dans cette optique, le projet Syfia vise à contribuer à la consolidation des processus de paix et de réconciliation et au développement d’une culture démocratique dans la région des Grands Lacs en favorisant la production et l’échange d’une information de qualité.
· Dans l’effort de contribuer à l’émancipation et à la responsabilisation sociale et politique de toutes les couches de la société, les medias de Grands Lacs, devraient assurer la production et la diffusion d’une information impartiale, vérifiée, crédible et fiable au service du dialogue entre ces trois pays et de la construction de la paix.
· Dans l’effort de renforcer le pluralisme des médias dans le cadre du processus de paix et de transition démocratique, un appui aux instances de régulation dans ces trois pays est une mesure efficace.
CONCLUSION
Les médias de la région des Grands Lacs peuvent jouer un grand rôle en faveur de la paix, de la réconciliation et du développement durable ; ce qui mène à la démocratie. Les journalistes feront un travail de qualité, s’ils reçoivent une bonne formation professionnelle qui les rend conscients de leur rôle et de leurs responsabilités. Il faut donc envisager un programme de formation, en alternance, entre la sous région et des pays étrangers amis intéressés par le développement de média de qualité.
L’invasion de journalistes et de techniciens attirés par l’odeur de la mort et se faisant concurrence a donné aux habitants des pays des Grands Lacs une idée partielle et caricaturale des grands médias internationaux. Une réflexion interne systématique pourrait favoriser la mise en place d’un tissu régional d’organes d’information divers, contribuant à la construction de la démocratie dans la région.
La communication au service du développement signifie non seulement que les médias diffusent des messages techniques favorisant une meilleure utilisation des ressources naturelles et des capitaux, mais aussi donnent la parole aux divers acteurs de développement pour raconter ce qu’ils font et exprimer leurs aspirations. Le but recherché est de renforcer la cohésion sociale et le sentiment d’appartenance à un groupe utile.
Pour terminer, voila les questions que les journalistes devront répondre avant qu’ils diffusent les informations :
Peut-on laisser à la presse écrite, la place d’une élite seulement, la fonction de critique constructive et aux médias électroniques (radio et TV), captés par la grande majorité de la population, la fonction d’intoxication et de propagande au service d’un pouvoir abusif ? Les médias peuvent-ils assurer une surveillance permanente du sort des minorités ethniques, régionales et politiques ? Les médias peuvent-ils infirmer ou confirmer les rumeurs ? Les médias peuvent-ils assurer une surveillance permanente d’un système judiciaire pas toujours neutre et efficace ? Le rôle de promoteur des droits de l’homme et de l’Etat de droit que certains veulent voir jouer aux médias est-il compatible avec la demande des lecteurs en faits divers, histoires personnalisées, drames…?
Quand le pouvoir est personnalisé, les médias locaux peuvent-ils faire autre chose que louer ou critiquer les personnes qui incarnent ce pouvoir ? Les journaux de pouvoir pourraient-ils vivre sans des subventions plus ou moins cachées, comme la souscription de quelques milliers d’abonnements au prix fort par les services publics ? Les règles universelles de la communication poussent les organes de presse à personnaliser leurs papiers. Un journal qui soutient un candidat à la succession peut-il continuer à critiquer le pouvoir lorsque son candidat s’en empare ?
BIBLIOGRAPHIE
1. R. CAYROL, Médias et démocratie: la dérive, Presse de Sciences Politiques,Paris, 1997
2. I. RAMONET, Propagandes silencieuses, Galilée, 2000
3. J.P. GOUTEUX, Le monde, un contre-pouvoir? L’esprit frappeur, Paris, 1999
4. F. BALLE., Media et société, Paris, Montchrestien, 4è éd., 1987,
5. Journaliste en Danger, La liberté de la presse en Afrique Centrale, Rapport 2007.
6. Dictionnaire Petit Larousse Illustré. Librairie Larousse, Paris, 1982
7. http://www.toupie.org/Dictionnaire/Democratie.htm
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TWAHIRWA
Jean Paul Aimable
Université Catholique de Kabgayi
Lic II soir/faculté des communications Sociales
Tel:+250 08505055
Protégé : Turi bande?
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